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Histoire et patrimoine

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Blacé possède de magnifiques bâtisses anciennes relevant toutes du domaine privé. Seul le château de Pravins est ouvert au public sur rendez-vous.

 

Château de Champrenard

Au cours des siècles, ce château a subi diverses modifications. De l’époque féodale, il ne subsiste que la tour circulaire qui doit être l’ancien donjon, mais l’ensemble des constructions date du XVème et doit être l’œuvre des Gleteins. Le fronton triangulaire est du XVIIIème siècle, époque du Marquis d’Espinay. En 1898, le château est restauré par l’architecte Louis Germain.

 

Château le Savigny

Cet édifice, construit aux alentours de 1880 par Alphonsine Courajod - propriétaire de chevaux de courses - abrite des écuries remarquables et très bien conservées. Sols et plafonds sont constitués de lamelles en grès couleur pastel et de murs comportant les armes de Madame Alphonsine Courajod.

Les stalles destinées aux chevaux de course sont en bois massif ouvragé, les mangeoires possèdent des barreaux en bois sculpté.

 

Château de Pravins

Chateau de PravinsLa plus ancienne date connue est 1251. A cette époque, et jusqu’en 1556, Pravins appartenait aux "La Bessée" qui participèrent à la fondation de Villefranche et furent échevins aux XIIIème et XIVème siècles. Durant tout l’ancien régime, et même pendant la féodalité, Pravins conserva son statut d’alleu, hérité de l’époque Carolingienne. Il resta indépendant et affranchi de "cens" et "servis" à un seigneur.

Pravins fut transformé en maison forte par Louis Gaspard, au moment des guerres de religion. Vers 1730, le château acquit des dimensions plus vastes : modification de la façade et agrandissement des pièces intérieures. Récemment restauré par sa propriétaire Mme Brossard, le château et son parc sont ouverts au public toute l’année, sur rendez-vous seulement.

Renseignements
Téléphone : 06 14 44 12 97
E-mail : [Email]

 

Bibliographie : Bulletin de l’Académie de Villefranche-sur-Saône appelé « Chroniques du Pays Beaujolais » n° 18, 1995.

 

Prieuré de Grammont

Les documents historiques sur ce prieuré sont relativement rares. Il ne reste aujourd’hui que peu de traces des bâtiments.
Du côté de l’aile nord du château, on peut encore apercevoir le mur du réfectoire avec ses quatre fenêtres romanes, au rez-de-chaussée, et une fenêtre géminée à l’étage. La chapelle a été détruite et ses murs épais abritent un chais

Ce monastère fut fondé au début du XIIème siècle par Guichard III. Il donna des terres belles et riches et céda une partie des revenus du péage de Rogneins pour l’installation de religieux d’un ordre qui venait de naître un demi-siècle auparavant. En 1156, le pape Adrien IV approuva la règle des nouveaux religieux qui prirent le nom de "Grandmontains" appelés plus familièrement "Bonshommes". Les moines pratiquaient essentiellement la culture et l’exploitation des bois entourant Grammont, qui étaient fort étendus.

Le prieuré connut pendant six siècles une vie confortable. Au XVIIIème siècle, une mauvaise gestion du domaine conduisit au délabrement du monastère. Comme tous les biens de l’Eglise, les propriétés de l’ancien prieuré furent déclarées biens nationaux et vendues aux enchères en 1791.

 

Le Château du Bost

Situé à l’entrée sud du village, le château du Bost fut un fief noble appartenant au XVème siècle à la maison d’Ars.Son premier possesseur connu, Jean d’Ars en "rendit hommage" en 1459.

En 1502, il appartenait à Lyonnet de Damas, Seigneur de la Bastie et de la Pilonière. Jean de Damas, Seigneur des mêmes terres en fournit le dénombrement le 14 avril 1554.

Acquis plus tard par la famille de Gaspard, ce fief passa, au siècle dernier aux Daurelle de Terrenoire qui le possédaient encore en 1789.

Au moment de la révolution le Château du Bost fut acquis par M. Carrichon, qui fut maire de Blacé de 1801 à 1815. Il est devenu, depuis 1848, la propriété de Madame la Comtesse de Villarson qui l’a fait notablement agrandir et restaurer.

Hélàs, en septembre 1895 un incendie détruisit le corpos central. Par la suite il fut reconstruit tel qu’on peut le voir aujourd’hui.

 

Le Château de l’Hestrange

Situé sur les coteaux ouest de la commune, dans le hameau du Paraguard, il y aurait eu à l’origine une tour de guet. Au XVIIIème siècle, on construisit un pavillon de chasse et au XIXème siècle, une jeune veuve voulut donner un style directoire à cette demeure . Deux sphinx rapportés par l’un des nombreux résidents se trouvent sur la terrasse. Les arrières grands-parents d’Antoine de Saint-Exupéry ont habité ce château. L’actuel propriétaire est le petit cousin (au 17ème degré) de l’illustre écrivain.

Site internet : www.lhestrange.com

Maison "La Bessée"

Cette maison ancienne, située au lieu-dit "La Bessée", fut acquise en 1251 par Marguerite de Bagé - dame de Miribel et épouse d’Humbert V de Beaujeu -. Elle acheta cette demeure, qu’elle déclara être affranchie de "cens" et de "servis", au profit du monastère de Poleteins dont elle fut la fondatrice.

 

Résidence Courajod

En 1896, Madame Alphonsine Méchet - veuve Courajod - par testament olographe, léguait à la commune de Blacé un terrain et de l’argent pour la construction d’un hospice devant accueillir les malades et indigents de Blacé et des communes environnantes. Elle léguait également des immeubles sis à Villefranche et Lyon dont les revenus devaient être affectés au fonctionnement de cet établissement. La commune accepta le leg.

Résidence CourajodL’établissement, construit par M. Perrayon, architecte, ouvrit ses portes vers 1903 après autorisation de création par décret de Monsieur Félix Faure, Président de la République en date du 12 janvier 1899. Pendant 50 ans, l’Hospice Courajod héberge de 15 à 20 personnes, en général des indigents mais valides, car l’environnement médical et para-médical n’existe pas. Un couple d’employés sous l’autorité du maire, s’occupe des emplois principaux et organise le travail des pensionnaires qui effectuent eux-même la plupart des tâches d’entretien, de lingerie et de culture du jardin.

De 1955 à 1960, les demandes d’admission progressent et la commission administrative de la commune décide des modifications importantes de l’établissement : installation du chauffage central, d’une buanderie performante, d’une station d’épuration, d’une nouvelle répartition des espaces intérieurs permettant une possibilité d’accueil plus importante. De 1958 à 1966, des décisions législatives et réglementaires instaurent un nouveau régime juridique des hôpitaux et hospices. Le premier directeur est nommé en 1954 ; l’implication communale reste très importante et le maire, président de la Commission Administrative, demeure ordonnateur de l’établissement. L’effectif des résidents passe de 20 à 50 personnes, puis à 60 dans les années 70 où la création d’un nouveau bâtiment s’impose.

Ce nouveau bâtiment, attenant au bâtiment principal, est ouvert en 1978. La capacité d’accueil est de 65 lits.

 

L’Eglise de Blacé

Elle fut construite en 1838, d’après les plans de Louis-Gaspard Dupasquier architecte, professeur à l’école La Martinière à Lyon.

Elle venait en remplacement d’une première église, entourée de son cimetière devenue trop petite, en mauvais état et située alors à l’emplacement de la place de Hautefort.

Comme il se devait, elle était orientée, c’est-à-dire que le chevet était du côté du levant et le porche du côté du couchant.

Il faut s’imaginer une petite église gothique, déjà là en 1412.
Les deux ouvertures des sacristies de l’église actuelle proviennent de cet ancien bâtiment.
Un procès-verbal de 1657 indique Saint Claude comme patron de l’église.
Le fonds Richard nous dit aussi qu’en 1771 eut lieu la bénédiction de la statue du Saint Vincent (toujours dans le chœur de l’église actuelle).

Citons Yvonne Dugoujard : « A partir de 1792, la commune de Blacé est créée avec un maire et un Conseil municipal. D’après les registres de délibérations de l’époque en date du 24 avril 1823, le clocher, le toit et les murs sont en très mauvais état, il est décidé d’y faire des réparations. Le devis pour l’église s’élève à 573,90 Francs.
Le 3 mai 1828, le Conseil Municipal se réunit avec les 10 propriétaires les plus imposés de la commune pour discuter de l’agrandissement de l’église. La population qui était de 600 âmes est passée à 1100 habitants, due à l’établissement d’un grand nombre de vigneronnages suite au partage en portions partielles d’un communal de près de 200 hectares sur lequel s’est élevé bon nombre de maisons. L’église de la commune bâtie depuis plusieurs siècles est devenue trop petite.

Plusieurs projets sont soumis pour l’agrandissement (deux nefs latérales). En définitive, on choisit d’élargir la nef existante, le chœur se trouverait à l’opposé, l’entrée se trouverait sous le clocher. La dépense ne devrait pas dépasser 14 000 Francs. Puis plus rien n’est noté sur les registres, c’est le silence ».

Ce n’est qu’en 1836 qu’on apprend que le maire, M.Carrichon, propriétaire du château Du Bost, cède un terrain à la commune pour y construire l’église actuelle et en contrepartie la commune lui permet d’agrandir sa propriété au détriment de l’emplacement où se trouvaient l’église et son cimetière.

Citons encore Y.Dugoujard « Le 14 novembre 1836 le Conseil Municipal approuve le plan de Mr. Louis Dupasquier architecte, pour l’édification de la nouvelle église qui avait été prévue depuis 1828. Une ordonnance royale avait autorisé la commune à s’imposer, extraordinairement, en dix ans, au centime le franc pour un devis de 14 000 Francs. Cette somme perçue chaque année par dixième a été versée au Trésor Royal. Une somme de 1 000 Francs a été accordée par le gouvernement et 300 Francs par la Préfecture. Le dernier devis s’élève à 19 947 Francs. Le 15 février 1838 l’adjudication de l’église st confiée à Mr Jean Riques, maçon. » L’argent vint à manquer, le chantier s’étendit sur plusieurs années et l’église ne fut jamais vraiment terminée.

En 1942, en pleine guerre on fêta les 100 ans de l’église en présence du Cardinal Gerlier, archevêque de Lyon.
Au cours des ans, le toit fut refait, un enduit fut posé sur les murs extérieurs.
Une sortie de secours avec une rampe d’accès est réalisée en 2006.
Mais l’intérieur de l’église se dégrade. La restauration de ce patrimoine est constamment différée, d’autres priorités sont financées.
En 2007-2008, toiture, façades, porche électricité, chauffage… : les travaux deviennent indispensables voire urgents pour la sécurité de tous.
Un état des lieux est établi qui permet un premier chiffrage, en février 2008 : 250 000 € HT.
En 2009, le Conseil Municipal délibère pour lancer l’opération, demande une subvention au Conseil Général (Le Département) ; elle sera de 99 000 €. L’Etat ne donnera rien.
Des études plus poussées sont réalisées, et les marchés de travaux sont engagés. 7 corps de métiers sont choisis pour assurer cette restauration ; le montant des travaux sera plus important que prévu : 333 996.39 € HT hors frais d’étude….
Un emprunt de 180 000 € auprès du Crédit Local de France s’ajoutera à la subvention et à l’autofinancement dégagé par la commune.
Les travaux débutent en été 2010. Ils sont prévus pour quatre mois, mais le travail est conséquent, les délais s’allongent.
9 mois de travail en collaboration avec la commission paroissiale qui organise le déménagement du mobilier, des statues…. participent aux réunions de chantier, ou encore organise une souscription auprès des paroissiens pour trouver des fonds afin de restaurer le petit patrimoine, sans parler du cirage du sol, ou de la peinture des rampes…. Collaboration également avec la commission d’Art sacré qui conseille sur le choix des couleurs des enduits intérieurs et extérieurs.
Les travaux seront réceptionnés le 23 mars 2011 pour un coût de 345 807.98 € HT (381 465.35 € HT avec l’ensemble des frais annexes)
Le coût peut paraître élevé, mais le résultat est là et tous les habitants, croyants ou non, apprécieront certainement qu’enfin ce patrimoine ait été mis en valeur.

A NOTER : Vous pouvez trouver des compléments d’informations sur le site : http://fr.geneawiki.com/index.php/69023_-_Blac%C3%A9